Une journée dans la vie d’un freelance

Nombreux sont ceux qui ont déjà rêvé de travailler à leur compte, être leur propre patron, libre comme l’air. Mais la réalité correspondrait-elle à vos espoirs? Voici un peu à quoi ressemble le quotidien d’un freelance.

Un lundi matin chez une freelance

Lundi, 7h30. Le réveil sonne. Je le maudis et je me rendors.

9h. J’ouvre un œil avec la ferme intention de me lever, mais pas trop vite, il ne faut pas être trop violent avec soi-même.

9h10. Il est temps de vérifier mes emails et mes timelines sur les réseaux sociaux. Sans sortir du lit, bien sûr. Pacte de non-agression envers moi-même oblige.

9h30. Ma vessie a raison de moi. Je me lève, je me traîne à la salle de bains. Puis, petit déjeuner devant les infos. Je tombe encore sur de la pub. Génial.

10h. Je reviens sur les emails que m’ont envoyés mes clients. Un PDF médical à adapter en sous-titres. Un texte de 120 pages à mettre en forme pour lundi prochain. Ce n’est pas exactement de la traduction, mais ce sont des tâches plutôt faciles. La semaine s’annonce pas trop mal.

11h. La conformation du PDF est finie et envoyée au client. C’est l’heure de faire une pause sur la console. Faudrait pas se surmener, après tout…

 

Le surmenage du freelance ou de l’importance de savoir dire « non »

En parlant de surmenage, il faut souligner que c’est un état très facile à atteindre lorsque l’on travaille à son compte. Le premier et plus grand piège du freelance est son incapacité chronique, observable chez beaucoup de représentants de cette espèce, à dire « non ». Non aux délais trop serrés, à une urgence le soir ou le weekend, à un tarif insuffisant.

On a du mal à s’arrêter, donc on fatigue. Et en plus, les autres professionnels du secteur nous en veulent. En effet, à être pas assez cher ou trop disponible, c’est tout le monde qu’on tire vers le bas… La famille s’en prend à nous, le canapé nous lance des appels désespérés qui restent sans réponse, bref, la déprime.

 

Le début du vrai boulot

11h45. Retour sur l’ordinateur. Le café a fait du bien, c’était chouette de zoner un peu en Tamriel, mais ça ne met pas de beurre dans les haricots. D’ailleurs, en l’espace d’une demi-heure, les emails se sont accumulés de façon étonnante. On me demande une petite relecture en urgence, un texte très court à traduire pour un client fidèle, et un sous-titrage pour une boîte avec laquelle je bosse depuis des années. Je lance l’eau pour les pâtes parce que je commence à avoir un peu faim, et c’est parti.

12h45. La traduction est faite. L’eau des pates s’est évaporée et j’ai la dalle.

Un après-midi plus chargé que prévu

14h. Après quelques aventures en cuisine et un petit épisode sur Netflix, retour au boulot. Cet après-midi, c’est sous-titrage, un métier dont on parle sur cet autre billet du blog. Je dégaine les lunettes anti-lumière bleue, et c’est parti.

15h30. Mon esprit flanche. Il me faut un café.

17h. J’ai totalisé quelques bonnes heures de travail. Je vais certainement bientôt arrêter…

17h15. Une urgence arrive pour demain matin. Je pense au beurre, aux haricots, et j’accepte la commande. Même si ça va à l’encontre de tout ce que j’ai pu dire sur le surmenage.

19h15. Je rejoins enfin mon canapé. La journée a été plus longue que prévue au départ, mais gratifiante. J’ai pu travailler sur des textes médicaux bien pointus, mais aussi sur des sous-titrages plus légers. C’est une des choses que j’aime dans mon métier: on ne s’ennuie jamais.

Les désavantages

Ce qui est décrit ici, c’est la journée-type du freelance, celle où on est trop occupé pour les tâches ménagères, mais pas assez pour ne pas s’octroyer de pause. Bien sûr, ce n’est pas toujours comme ça. Il arrive de se lever le matin et de voir sa boîte mail vide – parfois même pendant plusieurs jours d’affilée. Heureusement, plus le temps passe, et plus ça devient rare. Mais il y a aussi des jours où on se lève plus tôt, on ne prend que 10 minutes pour manger le midi, et les cafés, c’est devant l’ordinateur. Le quotidien est varié, le rythme n’est pas régulier et les tâches sont diverses.

La chose la plus difficile quand on est freelance est sans doute la solitude. Aujourd’hui, tout est dématérialisé. On rencontre rarement nos collègues, on ne communique avec nos clients que par email ou par Skype. C’est pour ça que j’aime traîner sur les réseaux sociaux: cela me donne l’occasion de communiquer avec plus de gens différents. Toutefois, quand Monsieur rentre le soir et me raconte sa journée, je suis plus que ravie d’être ma propre patronne.

Un travail comme les autres, mais pas que

Au final, la journée-type d’un traducteur à son compte ressemble beaucoup à celle de tout employé de bureau. La différence, c’est que si on veut aller faire son sport, ses courses ou autre en pleine journée, on peut faire comme on veut. Du moment où on respecte les engagements qu’on a pris auprès des clients (et qu’on ne loupe pas de nouvelles commandes), tout va bien. Certains préfèrent travailler tôt le matin, d’autres tard le soir. Il y a des gens qui n’hésitent pas à être disponibles le weekend, d’autres non. Le freelancing est aussi une super façon de travailler pour les geeks, car personne ne va vous culpabiliser si vous vous faites une pause Netflix ou console.

A part vous-mêmes, bien sûr.


 

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