Se déplacer à Chiang Mai

Dans mon dernier article sur nos premiers pas à en voyage, j’ai mentionné les difficultés qu’on peut avoir en tant que piéton pour se déplacer à Chiang Mai. Entre les pots d’échappement et l’absence de trottoirs, la ville n’est pas toujours praticable à pieds. Ceci dit, des alternatives existent.

Le plus pratique: le taxi

Comme en bien des lieux, le plus pratique pour se déplacer à Chiang Mai, c’est le taxi. Ce n’est pas forcément très onéreux. Comme je l’ai mentionné dans l’article d’introduction à Chiang Mai, nous avons payé 150 baht, soit environ 4 euros, pour nous rendre de l’aéroport à notre premier hôtel. Nous l’avons pris une deuxième fois en changeant d’hébergement. Ca nous est revenu à 180 baht, soit 5 euros, pour une distance un peu plus importante.

A noter que c’est probablement une des seules solutions viables lorsque l’on voyage avec des bagages conséquents.

Le plus économique: le bus

Comme la plupart des villes, Chiang Mai propose un service de bus. Il y a trois lignes principales qui desservent la ville « intra-muros ». C’est très certainement la façon la plus économique de se déplacer à Chiang Mai, et une des plus sûres. En effet, pour 20 baht par personne (env. 50 centimes d’euro), vous avez le droit à un bus climatisé généralement peu bondé et qui vous isole du smog et des pots d’échappement.

Le point négatif, c’est que comme partout ailleurs, les bus suivent un trajet défini qui ne dessert pas forcément toutes les destinations. En outre, les trajets sont souvent longs, surtout aux heures de pointe.

L’application ViaBus, disponible sur Android et sur iPhone, permet de connaître les arrêts les plus proches et de suivre les bus sur GPS.


Plan des bus de Chiang Mai. Nous avions la chance d’habiter dans une zone bien desservie. Attention aux horaires affichés aux arrêts: ils correspondent à l’heure où le bus part de son terminal, et non l’heure où il passe à l’arrêt!

Le plus populaire: le songtaew

Les songtaew sont des genre de taxis, généralement rouges, que l’on peut héler sur le bord de la route pour se faire emmener vers sa destination. Le conducteur est dans une cabine à l’avant. Une deuxième cabine à l’arrière, munie de deux banquettes qui se font face, peut accueillir une dizaine de passagers.

Les songtaew sont l’un des moyens de transport les plus utilisés pour se déplacer à Chiang Mai. Et pour cause : peu onéreux, ils permettent de se rendre un peu partout en ville. Toutefois, si un songtaew a déjà des passagers, il pourra refuser de prendre des voyageurs qui le feraient dévier du trajet prévu. Un genre de taxi-bus, somme toute.

Un songtaew croisé dans une rue de Chiang Mai

Le tarif normal est de 30 baht par personne (env. 0,85€), mais les conducteurs essaieront bien souvent de soutirer un peu plus aux touristes. Il nous est régulièrement arrivé qu’on nous demande 40 baht. Une fois, on nous a même demandé 200 baht par personne pour un trajet standard en ville !

Les songtaew peuvent aussi emmener leurs passagers en-dehors de la ville, par exemple au temple de Doi Suthep. Il faut alors prendre un taxi rouge près du zoo de Chiang Mai. Les tarifs sont un peu plus élevés, mais clairement affichés.

En outre, certains songtaew vous proposeront une location à la journée pour vous emmener là où vous souhaitez et vous attendre. Le tarif se négocie alors avec le conducteur, mais plus on est nombreux, et plus ça vaut le coup.

Le plus original: le tuk-tuk

Pour se déplacer à Chiang Mai, il n’y a pas plus local que le tuk-tuk. En gros, il s’agit d’une mobylette pour le conducteur associée à une banquette à l’arrière. Le tuk-tuk peut accueillir deux passagers, voire trois si l’on voyage avec des enfants. Certains sont munis d’un petit siège enfant accroché à côté du conducteur – nous avons ainsi vu monter quatre passagers à la fois dans un tuk-tuk, mais ça ne semble pas très sûr…

Pour un tarif de 100 à 150 baht, les tuk-tuk vous emmènent où vous le souhaitez. Bien que ce soit plus cher que le songtaew, c’est donc aussi plus pratique. En effet, le véhicule ne s’arrête pas de façon intempestive pour récolter de nouveaux passagers ou en faire descendre, et votre trajet est plus personnalisable.

Le tuk-tuk sont ouverts de tous les côtés et, à l’instar des songtaew, ne possèdent rien qui ressemble à une ceinture de sécurité. Les conducteurs connaissent leur affaire, mais la circulation à Chiang Mai est dense et nerveuse. Si on prévoit de voyager en tuk-tuk, nous essayons toujours de penser à nos masques qui permettent de filtrer un peu les particules et de mieux respirer.

Les tuk-tuk qui n’hésitent pas à fendre la foule le soir du Nouvel An.

Le plus dangereux: le scooter

Pour faire bref: nous n’avons pas fait de scooter à Chiang Mai. Nous avons vu plusieurs touristes malchanceux couverts de bandages et même une jeune femme en train de se faire soigner sur le bord d’une grande rue (avec des blessures qui avaient l’air légères, fort heureusement). Entre ça et la conscience que les trois quarts des accidents mortels en Thaïlande impliquent des scooters, nous avons décidé de ne pas tenter l’expérience.

Toutefois, voici quelques renseignements que j’ai pu glaner. De un, les ressortissants français doivent avoir le permis international pour conduire légalement un scooter en Thaïlande. De deux, le port du casque est obligatoire. Les touristes se font souvent contrôler au volant de leurs engins de mort. Enfin, de trois, on peut louer des scooters un peu partout et pour un prix abordable. Certains loueurs demanderont de laisser l’original de son passeport. Ce n’est jamais une bonne idée à l’étranger – mieux vaut proposer une caution en cash et/ou trouver un autre prestataire.

Le plus équilibré: le GrabCar ou GrabTaxi

Grab est un service qui ressemble beaucoup à Uber, aujourd’hui retiré de Thaïlande. Le principe est le même: il suffit de réserver un chauffeur via l’application. Le prix est clairement affiché, et les chauffeurs sont munis de GPS qui permettent de les localiser avec précision et de savoir quand ils seront à votre porte, et ce à la minute près. Pas besoin d’entrer des données bancaires pour utiliser Grab. On peut choisir de payer le chauffeur en cash à la fin de la course.

Nous avons pris Grab à plusieurs reprises. Les tarifs sont plus que raisonnables: les courses nous ont toutes coûté moins de 100 baht, pour des distances relativement courtes, toutefois. Nous avons eu la chance de tomber uniquement sur des voitures neuves, climatisées et confortables, pour des trajets dans le confort et le calme – le tout pour un petit prix.

Se déplacer à Chiang Mai : le mot de la fin

Bien que la ville soit difficilement praticable à pieds, il y a pas mal d’alternatives pour se déplacer à Chiang Mai. Tout dépend du budget que l’on veut y allouer et du niveau de sécurité et de confort qu’on recherche. Ne pas avoir son propre moyen de transport pose cependant quelques problèmes de mobilité. En effet, bien que la ville et ses abords directs offrent de nombreuses possibilités de découverte et d’exploration, il y a aussi beaucoup à voir à l’extérieur de Chiang Mai. Dépendre constamment des transports n’a pas été simple tous les jours. Mais le fait de vivre dans la quartier animé de Nimman, où tout est facilement et rapidement accessible, a compensé pour ce désavantage. A découvrir dans un prochain article!


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