La Dernière mouche avant la fin de monde, une aventure geek

Octobre arrive, et avec lui, les longues soirées cocooning sous la couette. Et si on vous convainquait de poser votre télécommande et oublier un peu Netflix pour quelques belles soirées au pays des mots?  Fred Marty et Rachel Cade vous invitent au voyage dans La Dernière mouche avant la fin du monde

Vous avez dit conspiration ?

Commençons par quelques mots sur l’intrigue. Un jour, L-A, qui travaille dans une grande entreprise, tombe sur un objet un peu étrange: une télécommande, avec un bouton sur lequel il ne faut pas appuyer.

L-A hésite. Elle parle de son dilemme à Néo, un ami virtuel qu’elle a rencontré sur Twitter. Malgré les conseils de celui-ci, poussée par la curiosité, elle décide de voir les effets du bouton interdit par elle-même…

C’est ainsi que le temps s’arrête. Et que les aventures de nos deux lurons commencent.

Geeks de France, levez-vous !

S’il y a une chose à savoir avant d’ouvrir La Dernière mouche avant la fin du monde, c’est que le livre été écrit par des geeks, pour des geeks. Si vous n’êtes pas très porté sur l’imaginaire, ce ne sera donc pas nécessairement votre tasse de thé – mais en même temps, vous ne seriez pas en train de lire ce blog.

La Dernière mouche avant la fin du monde fait ainsi la part belle à la référence en geekologie. Et ça commence dès la couverture. Comment ne pas faire le lien avec l’esthétique burtonienne de L’Etrange Noël de Mr Jack ou, plus proche encore, des Noces funèbres?

Les références sont nombreuses, et se poursuivent tout au long de l’aventure. A chaque page son clin d’oeil – et si, comme moi, vous êtes portés sur les séries, les jeux vidéo et les blockbusters, vous prendrez un malin plaisir à les repérer.

Une aventure au plus près du lecteur

Les héros ne se prénomment pas Victor et Victoria, mais Néo et L-A. Autant pour Néo, la référence est évidente et immédiate, autant pour L-A, j’ai séché. Ca ne me fait penser qu’à Los Angeles, mais… je doute fort que ce soit cela!

Néo et L-A sont des jeunes des temps modernes. Ou des moins jeunes, d’ailleurs, car ils ont chacun leur boulot et leur vie. Il est donc très facile de s’identifier à eux: non seulement ils ont les mêmes goûts que nous en termes de séries ou de cinéma, mais, quelque soit notre âge, on peut s’imaginer à leur place. Moi, je les ai lus comme des gens qui ont la petite trentaine… Allez savoir pourquoi.

Comme nombre d’entre nous, les deux héros ont une vie sociale fortement rattachée aux réseaux sociaux. Je ne dis pas que notre génération n’a plus d’interactions avec des vrais êtres humains, loin de là. Mais force est d’admettre qu’on aime passer du temps à stalker les gens sur Twitter, Instagram et Facebook. Bref, encore un point commun entre le lecteur et les héros.

Deux plumes légères, mais efficaces

La Dernière mouche avant la fin du monde a été coécrit par deux personnes, et cela se sent. Le style non uniforme constitue clairement un atout. Le lecteur navigue en effet des pensées d’un des deux personnages à celles de l’autre, et chacun a sa propre personnalité.

Il faut ici souligner que le style oral a été appliqué non seulement aux dialogues, mais aussi aux réflexions de Néo et L-A. Tous n’apprécieront pas l’exclusion des explétifs négatifs dans les passages narratifs, ou l’utilisation de mots hybrides de type « hypra », mais tout cela s’explique facilement et n’interfère pas avec le plaisir procuré par le livre. Il se lit comme un bon film, et le seul vrai point négatif que je lui ai trouvé, c’est qu’il est trop court. On en redemande, on en veut plus!

Le mot de la fin

La Dernière mouche avant la fin du monde est une aventure qui met en scène Mr et Mme Tout-le-monde. Fred Marty et Rachel Cade nous donnent la sensation qu’on n’a pas besoin de super pouvoirs pour devenir des héros. L’aventure, il faut savoir aller la chercher, au risque de faire parfois des bêtises, comme le font nos protagonistes.

En une phrase? Un livre rafraîchissant de deux auteurs français qu’il vaut le coup d’avoir dans sa bibliothèque ! Disponible sur le Kindle Store d’Amazon.

 

 

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