Bali, l’enfer touristique sur une île paradisiaque

Bali, le matin. La fumée des encens sature l’air chaud. Des airs traditionnels, joués à la flûte ou aux percussions, se mêlent au refrain de Don’t look back in anger d’Oasis. Tout est calme et paisible.

C’est dans cette ambiance que nous avons commencé chacun de nos 14 jours à Bali. Mais, bien que proche des clichés véhiculés par l’imaginaire collectif relatif à l’Île des Dieux, elle constituait, véritablement, le seul moment de ce genre pendant toute la journée. Explications.

1. Bali et tourisme endiablé

Bali est une île très touristique, ça, tout le monde le sait. Connue des surfers depuis une cinquantaine d’années, elle a commencé à attirer des foules démesurées après la sortie du film Eat, Pray, Love avec Julia Roberts. Aujourd’hui, l’ensemble des sites mis en avant par les offices touristiques semblent pris d’assaut.

Après avoir séjourné deux mois à Singapour, nous avions choisi de passer notre épisode balinais à Ubud, petite ville réputée être le centre culturel et artistique de l’île. Nous avons été plutôt surpris de ce que nous y avons trouvé.

2. Un urbanisme galopant

La route de l’aéroport balinais Ngurah Rai, à Denspasar, jusqu’à Ubud, fait tout juste une trentaine de kilomètres. Il nous aura fallu plus d’une heure – presque deux, même – pour les parcourir en voiture. La circulation est très dense à Bali, et les routes sont étroites.

De l’aéroport jusqu’à l’hôtel, tout n’a été que ville et urbanisme exacerbé. C’est tout juste si l’on a entrevu une ou deux rizières le long de la route. C’est pourtant pour ces paysages que Bali est célèbre.

Arrivés à Ubud, la situation ne s’est pas améliorée. Le centre ville s’organise autour d’un axe principal extrêmement chaotique, où la circulation se fait dans les deux sens sur une voie et demi. Les piétons affrontent les automobilistes, les scooters et la pollution dans ce qui ressemble parfois à une bataille (dé)rangée.

3. Bali, entre tourisme et traditions

Pour autant, Bali ne manque pas de lieux magnifiques, ancrés dans une tradition séculaire. En effet, les Balinais sont fort attachés à leurs rites et leur culture. La vie est un cycle qui doit être répété. Les gestes religieux sont renouvelés de génération en génération et l’on veille à l’équilibre de son karma.

Cette mentalité se reflète dans la présence d’un très grand nombre de temples. Du sanctuaire creusé à flanc de montagne à celui défiant les vagues au bord de l’océan, les sites sont multiples. Toutefois, la plupart sont pris d’assaut par les touristes et autres instagrammeurs. Au point que certains font la queue pour prendre la même photo que les milliers personnes qui les ont précédés.

Moment de calme au temple de Gunung Kawi, un incontournable encore paisible classé patrimoine de l’Unesco.

4. A la recherche de la nature

Bali est aussi réputée pour sa nature luxuriante. Aujourd’hui, cette dernière semble également devenue un business comme un autre. Entrées payantes aux cascades pour les touristes, ascension nocturne du Mont Agung proposée selon les mêmes modalités par chaque guide (et, croyez-moi, ils sont nombreux), il faudra vraiment chercher le calme de la nature pour le trouver.

Cascade de Tegenungan. Des dizaines de touristes, une musique endiablée, loin de la paix naturelle que l’on pourrait espérer.

Pourtant, il suffit parfois de s’éloigner de quelques dizaines de mètres des axes principaux pour trouver un peu de sérénité. L’exemple parfait en est donné à Ubud où, derrière un petit panneau « Magical rice terrace » timide et discret, se trouvent des chemins à travers les rizières verdoyantes encore relativement ignorés des touristes.

5. Le récapitulatif

Inutile de continuer bien longtemps, je pense que vous l’avez compris: je suis loin d’être tombée amoureuse de Bali. Je n’ai sans doute pas été sensible à ce qui peut faire la magie de l’île. Pour autant, j’ai su profiter de ce séjour à ma manière. Par exemple, la nourriture y est très bonne et très abordable. Ubud regorge de restaurants et de warungs qui proposent un large choix de spécialités locales et internationales. Il y a plein de bars sympa où boire un coup et passer la soirée. Et, bien que dans la rue, on se sente comme un portefeuille sur pattes, on est généralement très bien reçu dans les établissements.

Enfin, pour terminer, il vaut mieux prévoir une bonne quantité de cash et faire attention à sa carte bancaire. Malgré nos précautions, on s’est fait pirater la nôtre et un retrait non autorisé à été fait sur un de nos comptes.

N’oubliez pas, pour plus de photos et de contenu, il y a mes comptes Instagram et Twitter !

Forêt des singes à Ubud
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